Archive for the ‘Bénévolat’ Category

Profiter des compétences bénévoles “pointues”

Lundi, juin 22nd, 2009

L’association “Passerelles et compétences” s’est fixée comme objet de mettre en relation des associations et des personnes disposant de compétences spécifiques qu’elles veulent mettre bénévolement à disposition de la communauté.

L’association Passerelles & Compétences s’est donné pour mission de promouvoir le bénévolat de compétences et de mettre en relation bénévoles et associations de solidarité à l’occasion de missions ponctuelles, faisant appel à vos compétences professionnelles, et totalement compatibles avec une activité à temps plein.

80% de nos bénévoles ont une activité professionnelle à plein temps. Vous aussi vous pouvez :

• Apporter une aide efficace et de qualité professionnelle
• Enrichir votre expérience au contact de nouvelles problématiques
• Vivre une aventure humaine source de plaisir et de découvertes
• Rester maître de votre engagement
• Bénéficier d’une mise en relation simple avec les associations de solidarité

Le bénévolat de compétences : une pratique simple, efficace et solidaire !
www.passerellesetcompetences.org

J’apprécie beaucoup le travail très sérieux de cette association qui s’est mise à la disposition du monde associatif avec un réseau déployé à l’échelle nationale, un véritable exemple de réussite.

Si les chantiers de votre association nécessitent de manière ponctuelle ou régulière des compétences qui ne sont pas disponibles chez vous en interne, n’hésitez pas à faire appel à Passerelles & Compétences.

Recruter et fidéliser les bénévoles

Lundi, juin 22nd, 2009

Ces idées reposent toutes peu ou prou sur le constat que je mentionnais dans l’article cité plus haut : l’engagement des bénévoles associatifs est de moins en moins motivé par l’altruisme et de plus en plus par la recherche d’un épanouissement personnel.

Proposer une opportunité personnelle plutôt que de remplir une fonction

Dans tous les contextes de recrutement, les dirigeants ont tendance à privilégier une approche fonctionnelle des missions et taches proposées aux futurs bénévoles, autrement dit ils expliquent à quoi les bénévoles vont servir dans l’organisation associative, à quel point les fonctions proposées sont indispensables pour le bon fonctionnement de la structure, etc. Le discours généralement entendu est le suivant : “il nous manque des bénévoles pour faire ceci, pour faire cela”.

Rien de bien motivant là-dedans, hormis le sentiment de rendre service (qui est nécessaire mais pas toujours suffisant pour déclencher le passage à l’acte).

L’engagement du bénévole devrait plutôt lui être décrit en termes d’enrichissement personnel, en lui racontant les opportunités qui s’ouvriront à lui s’il rejoint l’association et s’associe à son action. Pour ce faire, les dirigeants doivent s’intéresser un peu plus aux motivations de leurs “troupes”, à ce que la structure et les activités associatives ont apporté aux personnes qui y ont contribué.

Confiance en soi, autonomie de décision, aisance à communiquer, aptitude à créer du lien social ; quels sont les apports des activités associatives aux personnes qui y participent ? Attachez-vous à créer des motivations positives, à formuler les missions confiées au bénévole en terme de développement personnel et d’épanouissement.

Donner/actualiser des perspectives à l’engagement du bénévole

Passé un certain laps de temps, le bénévole se fatigue, se démotive puis disparaît. Souvent, on n’a pas compris pourquoi il a quitté le navire sans crier gare. Comme le salarié, le bénévole a besoin de perspectives; même si ses fonctions lui conviennent et qu’il prend visiblement du plaisir à les accomplir, le bénévole doit savoir qu’il n’est pas condamné à occuper toujours la même place dans la structure. Rien n’est plus désespérant que les situations qui paraissent immuables.

Il faut donc suivre les bénévoles attentivement, détecter les motivations qui faiblissent et réagir en proposant de nouvelles missions, un nouvel horizon à l’engagement associatif.

Contractualiser l’engagement associatif

En complément des deux idées précédentes, il faut reconnaître au bénévole une contrepartie à son engagement associatif, le droit d’en retirer ce qu’il est venu y chercher. Cet échange doit faire l’objet d’un contrat, -pas forcément au sens juridique du terme, un document écrit et contraignant-, mais plutôt un engagement réciproque entre l’association, représentée par ses dirigeants, et le bénévole.

Soit Monsieur X, par exemple, de formation comptable et financière, motivé par un engagement associatif qui lui permettrait d’exercer ses compétences dans un cadre autre que le secteur marchand et l’association Y, dans la nécessité de restructurer ses finances et d’organiser un système d’informations comptables. Si les dirigeants de l’association pensent qu’ils ont trouvé un trésorier et que le problème de la tenue de la comptabilité est réglé, ils se trompent et courent le risque de voir Monsieur X se fatiguer rapidement d’avoir à classer les factures et saisir au kilomètres des écritures sur un logiciel comptable bas de gamme. Monsieur X n’est pas venu pour çà : aux dirigeants de trouver une solution pour la saisie des écritures au quotidien, Monsieur X doit pouvoir se consacrer à ce qui motivait son engagement, la réorganisation comptable et financière de l’association.

Pratiquer le Team Building

Le Team Building, c’est cette pratique de management issue de l’entreprise qui consiste à renforcer la cohésion du groupe. Travailler ensemble ne suffit pas. Les dirigeants doivent multiplier les occasions de partage et d’échange entre bénévoles hors contexte : repas de fin d’année, petite réunion de debreefing et d’auto-congratulations à l’issue des chantiers. Plus le lien social à l’intérieur de l’association sera fort, plus les bénévoles s’attacheront à leur structure.

Intégrer conjoints, amis et enfants

Trop souvent, le bénévole est mis en situation d’arbitrer entre son engagement associatif et le reste de sa vie privée. Je me souviens d’un président qui faisait littéralement “la gueule” lorsque je venais avec ma fille (pourtant adolescente et toute disposée à donner un coup de main) pour tenir la billetterie de notre petite association de spectacles.

Le bénévole a un conjoint, une famille, des amis qu’il peut avoir envie de temps à autre d’associer à ses activités associatives, lorsque le contexte le permet. Les dirigeants doivent être ouverts à ce genre d’initiative et réserver le meilleur accueil aux proches des bénévoles.

Favoriser la circulation des bénévoles à l’intérieur et à l’extérieur de l’association

Voilà maintenant un an ou deux que Monsieur X (celui de tout à l’heure) travaille à l’organisation comptable et financière de l’association, le chantier touche à sa fin, l’essentiel du travail a été réalisé et les visites de Monsieur X commencent à s’espacer.

Si rien n’est entrepris, Monsieur X va finir par disparaître, convaincu que le travail étant effectué, il n’a plus sa place dans la structure. Il suffirait peut-être d’identifier d’autres attentes et de lui proposer de nouvelles missions (voir plus haut) : des missions dans l’association mais -pourquoi pas- auprès de l’union départementale ou de la Ligue régionale, voire chez des associations voisines.

Les dirigeants décrivent les bénévoles d’aujourd’hui comme volages ; ils n’hésitent pas à s’engager sur plusieurs fronts mais peuvent quitter une structure du jour au lendemain, si elle ne comble plus leurs attentes.

Mutualiser les besoins de compétences entre associations voisines

Cette mobilité du bénévole doit être prise en compte par le tiers secteur dans son ensemble. Si les associations d’une même région mutualisaient sur une place commune leurs besoins, les bénévoles pourraient circuler plus facilement d’une association à l’autre.

Vis-à-vis de ces personnes en quête d’action et de changements qu’une seule association ne parvient pas à fidéliser, il faut organiser une mobilité inter-associative, leur permettre d’exercer leurs talents et compétences dans différentes structures.

Comptabilisation du bénévolat

Lundi, juin 22nd, 2009

Le règlement n° 99-01 adopté le 16 février 1999 définit les contributions bénévoles à évaluer : il s’agit du travail fourni à titre gratuit par les bénévoles, des mises à disposition de personnes, de biens meubles ou immeubles, ainsi que les dons en nature redistribués ou consommés en l’état.

Le Comité de la réglementation comptable précise que ” si ces contributions sont significatives, elles font l’objet d’une information appropriée dans l’annexe portant sur leur nature et leur importance. A défaut de renseignements quantitatifs suffisamment fiables, des informations qualitatives sont apportées.”

Si l’association dispose d’une information quantifiable et valorisable sur les contributions volontaires significatives obtenues ainsi que des méthodes d’enregistrement fiables, elle peut opter pour leur inscription en comptabilité. Il ne s’agit que d’une option et elle reste suspendue à la possibilité d’évaluer sérieusement les contributions bénévoles.

Pour valoriser le bénévolat en comptabilité, les contributions en nature sont évaluées à leur prix de marché et le montant ainsi obtenu est inscrit à une classe spéciale, la classe 8, au pied du compte de résultat. Cette classe se présente sous la forme de deux colonnes de totaux égaux.

De cette manière, les contributions volontaires n’apparaissent que “pour mémoire” et n’ont pas d’impact sur le résultat comptable de l’exercice.

Au crédit des comptes 87, on enregistre un produit fictif lié au don.

870. Bénévolat

871. Prestations en nature

875. Dons en nature

Au débit des comptes 86, on enregistre une charge fictive liée à la consommation au cours de l’exercice du bien ou du service offert à l’association.

860. Secours en nature

861. Mise à disposition gratuite de biens

862. Prestations

864. Personnel bénévole

Il est d’usage de ne pas valoriser le bénévolat dit “de direction”, correspondant à l’engagement des dirigeants bénévoles.