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6 – Définir concrètement votre projet
Cést dans l’article consacré à l’objet associatif qußil vous faudra définir votre projet.
Les rédacteurs doivent faire apparaître clairement le domaine dans lequel l’association produit son utilité collective.
Le public visé et les services proposés
L’utilité collective du projet peut résulter du public visé par l’association. Certaines catégories de personnes relèvent de l’intérêt général : les publics socialement défavorisées, les personnes en recherche d’emploi et en insertion, les travailleurs handicapés, les malades, les enfants et les personnes âgées, les personnes fragiles, etc.
La nature du produit ou des services proposés par l’association compte également pour documenter l’utilité collective. Ainsi une association d’interprètes en langue des signes assurant une permanence auprès des Caisses d’Allocations Familiales n’aura pas de mal à documenter son utilité collective.
La zone de rayonnement
L’utilité sociale peut également résulter du territoire couvert par l’association, sa zone de rayonnement. Certains parties du territoire relèvent de l’intérêt général : les territoires défavorisés bénéficiant d’une reconnaissance administrative, les zones rurales et de montagne, certains quartiers urbains bénéficient d’un traitement privilégié (politique de la Ville).
L’accessibilité ou le refus de ma marchandisation
L’utilité sociale peut également être documentée lorsque l’association se situe dans une logique d’accessibilité au plus grand nombre, par exemple en pratiquant pour un service d’intérêt général une politique tarifaire adaptée ou en adoptant le modèle de la gratuité.
Autre aspect de l’utilité sociale, la rareté relative du service, autrement son caractère non-concurrentiel. Vous aurez certainement des difficultés à justifier le caractère d’utilité collective d’un salon de coiffure dans une ville moyenne de 35.000 habitants. Déplacez le projet dans une zone enclavée, où une population âgée survit difficilement, et il prendra une toute autre dimension.


